Aller au contenu

Comment ça marche

De votre adresse à la tuile qui s’envole

Grostemps, c’est un jumeau 3D de votre quartier construit à partir des données publiques de l’IGN, et un calcul de vent inspiré de la norme européenne. Voici exactement ce qu’on fait — et ce qu’on ne fait pas.

Ce qui se passe pendant les ~20 secondes

  1. Géocodage

    Votre adresse est convertie en coordonnées grâce à la Base Adresse Nationale.

  2. Collecte

    On récupère, dans un rayon de quelques centaines de mètres, les bâtiments, le relief, la végétation et la photo aérienne.

  3. Reconstruction 3D

    Chaque bâtiment est extrudé à sa hauteur et coiffé d’un toit simplifié ; le terrain et les arbres sont posés autour.

  4. Calcul du vent

    Pour la vitesse et la direction choisies, on estime la rafale au niveau de votre toit puis la pression sur chaque zone.

  5. Affichage

    La toiture se colore, les éléments les plus sollicités sont signalés avec leur effort d’arrachement en newtons.

  6. Affinage (analyse complète)

    Vous pouvez envoyer une photo de votre bâtiment : notre IA estime la pente et la couverture du toit, que vous gardez toujours la main pour corriger. Et un clic sur un bâtiment voisin lance son analyse détaillée.

Les données utilisées

Toutes les données sont publiques, issues de la Géoplateforme de l’IGN et diffusées sous Licence Ouverte Etalab 2.0.

Sources de données et leur usage dans Grostemps
SourceÀ quoi elle sertProducteur
Base Adresse Nationale (BAN)Retrouver votre adresse et la placer précisément sur la carte.IGN, DINUM et collectivités — via le géocodeur de la Géoplateforme
BD TOPO® — bâtimentsEmprise au sol, hauteur, nombre d’étages et, quand il est renseigné, matériau de toiture de chaque bâtiment.IGN
RGE ALTI®Le relief du terrain (pas de 1 à 5 m) : collines, talus, vallées qui accélèrent ou freinent le vent.IGN
BD TOPO® — végétation et haiesBois, bosquets, haies et alignements d’arbres qui font écran au vent.IGN
Orthophotographies (BD ORTHO®)Les photos aériennes qui habillent le sol de la scène 3D.IGN

La méthode de calcul

Le calcul s’appuie sur l’Eurocode 1, partie 1-4 (NF EN 1991-1-4) et son annexe nationale française, dans une version volontairement simplifiée pour rester rapide et lisible.

1. La rafale à hauteur de toit

La vitesse que vous choisissez est ramenée à la hauteur de votre toiture, en tenant compte de la rugosité du terrain alentour (ville, bocage, campagne dégagée, bord de mer). On en tire une pression dynamique de pointe qp ≈ ½ ρ v².

2. Le relief (orographie)

En haut d’une colline ou d’une falaise, le vent accélère. Le modèle de terrain RGE ALTI permet d’estimer ce coefficient d’orographie autour de votre bâtiment.

3. L’effet d’abri

Les arbres, haies et bâtiments situés en amont dans la direction du vent freinent la rafale. Selon leur hauteur et leur distance, la vitesse peut être réduite jusqu’à environ −22 %.

4. La force sur chaque élément

Pression locale = qp × coefficient de la zone. Puis force = pression × surface de l’élément : pour une tuile, une ardoise ou un panneau, on obtient l’effort d’arrachement en newtons.

Les zones de toiture

L’Eurocode découpe chaque toiture en zones, avec des coefficients de pression extérieure (Cpe) différents. Les bords et les angles sont toujours les plus exposés : c’est là que l’écoulement décolle et aspire.

  • Zone F : Angles de toiture, côté vent

    Très forte aspiration

  • Zone G : Bande de rive au vent, entre les angles

    Forte aspiration

  • Zone H : Partie courante du versant au vent

    Effort modéré (pression ou aspiration)

  • Zone I : Versant sous le vent

    Aspiration modérée

  • Zone J : Bande le long du faîtage, sous le vent

    Aspiration marquée

Les limites, en toute franchise

  • Les toitures sont simplifiées : deux versants posés sur le rectangle englobant du bâtiment. Les toits en L, les croupes complexes ou les terrasses sont approximés.
  • Les cheminées, lucarnes, chiens-assis, panneaux solaires et débords de toit ne sont pas modélisés.
  • Le matériau de couverture n’est pas toujours renseigné dans la BD TOPO : il est alors estimé selon la région, et vous pouvez le corriger, à la main ou à partir d’une photo de votre bâtiment.
  • Les écoulements d’air affichés (flèches, tourbillons) sont qualitatifs : ce n’est pas une simulation de mécanique des fluides (CFD).
  • L’état réel de votre toit (âge, fixations, mousse, tuiles déjà fissurées) est inconnu du modèle.

Pas une note de calcul.

Grostemps sert à comprendre, comparer et prévenir. Pour dimensionner une charpente, une fixation ou valider un chantier, consultez un bureau d’études ou un professionnel qualifié.

Prêt à voir votre toit sous la tempête ?